WRC 100% électrique? Ogier nous répond.


Sébastien Ogier estime que le championnat doit aller encore plus loin mais pas devenir une discipline 100% électrique. La nouvelle ère du WRC version hybride a débuté par... une victoire de Sébastien Loeb, nonuple Champion du monde de 47 ans, devant Sébastien Ogier, octuple Champion de 38 printemps. Mais au-delà du résultat qui a vu deux semi-retraités de la discipline se battre seuls pour la victoire, le symbole de cette entrée de plain-pied dans la réglementation Rally1 était important pour le monde des Rallyes. Avec ses trois constructeurs engagés, dont un qui l'est pas le biais d'une structure privée, le championnat a tout intérêt à épouser un modèle pertinent pour le reste de l'industrie automobile et pour la société en général pour être attractif. Interrogé dans le cadre de la présentation du documentaire "Sébastien Ogier, The Final Season", qui sortira ce 1er février sur Apple TV+ , le Gapençais estime que la voie sur laquelle le WRC s'est engagée est la bonne, notamment pour rattraper son retard dans le domaine. "Globalement, je pense que c'était un tournant important pour la discipline parce que le rallye était quand même – on ne va pas se le cacher – un petit peu à la bourre sur ce plan-là", a-t-il répondu quand ses impressions sur le début de l'ère hybride lui ont été demandées. "C'est une première étape, je pense qu'il va falloir aller plus loin." Plus loin, mais pas au point d'aller vers un championnat tout électrique. "Souvent la question ressort : 'est-ce qu'on doit envisager un rallye 100% électrique ?' Moi, je ne pense pas. Dans tous les cas, je ne pense pas que ce soit une bonne idée parce que je suis quelqu'un qui est convaincu que le 100% électrique, de toute façon, ce n'est pas notre avenir à long terme. Je pense qu'il faut trouver des solutions variées pour essayer d'aller dans la bonne direction." "Le facteur environnemental me touche beaucoup, je suis attaché à notre belle planète, je suis originaire des montagnes, j'ai été moniteur de ski, et je vois bien que chaque hiver il y a de moins en moins de neige", a-t-il ajouté sur le sujet. "Ce sont des choses qui me touchent vraiment et j'ai envie de participer aussi pour que ça aille de l'avant, donc je suis content que la discipline ait pris un tournant. Maintenant, ce n'est qu'un premier pas et j'espère que ça ira rapidement beaucoup plus loin." Concernant le bilan de ces débuts, que beaucoup redoutaient, notamment en matière de fiabilité et de sécurité, Ogier estime pour sa part qu'ils ont été satisfaisants. "Globalement, ouais, cette première étape s'est bien passée. Les voitures ont été assez fiables, les équipes techniques ont fait du super boulot. Et maintenant, ça m'intéresse de voir comment la discipline progresse encore dans cette direction, parce que je pense que c'est important pour éviter d'ailleurs... Souvent, le sport auto est un petit peu catégorisé, mis dans la catégorie des 'mauvais' à ce niveau-là et je pense que malgré tout, il y a toujours de la place pour le sport automobile dans notre société. Le tout, c'est d'arriver à faire ce qui est nécessaire pour qu'on soit adapté aux contraintes de notre temps."