Assurland

La remontée de l’écurie DS


Les bolides DS ont le vent en poupe à la Formule E. En effet, l’écurie française DS Techeetah a remporté la course de la saison lors du E Prix Marrakech, samedi dernier. En voilà encore une belle perfor­mance voire une consécration du construc­teur PSA et de Sopriam, importateur-dis­tributeur exclusif de la marque Premium au Maroc. En fait, depuis le départ, le pilote Anto­nio Felix Da Costa a dominé la course de Marrakech, loin devant Maximilian Gun­ther, le pilote de BMW arrivé deuxième. Cerise sur le gâteau pour la Team DS, le coéquipier Jean-Eric Vergne, champion en titre, arrive en troisième position. Cette performance de l’écurie française vient conforter un double championnat d’affilée de la marque premium qui incarne «le luxe à la française». Avant Marrakech, l’écu­rie DS Techeetah a remporté sa première victoire à Sanya (en Chine) lors de la sai­son 2018-2019. Moins de deux mois plus tard, Monaco a permis un autre palmarès... «Nous avons imaginé, testé et validé nos technologies. Aujourd’hui, les femmes et les hommes de DS Automobiles sont fiers de détenir plusieurs records dans cette dis­cipline qui fait déjà figure de référence dans le monde du sport automobile. La Formule E est un outil formidable pour conquérir un nouveau public plus jeune, plus connecté et impliqué dans la transition énergétique», fait valoir Yves Bonnefont, DG de DS Auto­mobiles. «Etre un pilote français qui gagne le championnat avec une voiture française face aux géants allemands, c’est quelque chose de spécial», avait confié le pilote Jean-Eric Vergne, avant la course de Mar­rakech. Selon Xavier Mestelan Pinon, direc­teur de DS Performance: «Cette consécra­tion prouve que nous recrutons les meilleurs pilotes. Notre écurie fonctionne comme une équipe de sport collectif ou individuel... Il n’y a pas de secret mais plutôt une méthode, et la mesure d’une prise de risque, obliga­toire pour aller chercher la victoire». Pour le directeur de DS Performance, «nos voitures de course sont un bijou de technologie, des bolides intégralement électriques avec des batteries de 52 kWh... La formule E est un accélérateur de développement de technolo­gies électriques». Sur une voiture de course électrique, il y a une seule vitesse. C’est comme un variateur. Le défi est de finir la course avec Zéro% d’énergie. «La dépense d’énergie est un facteur clé dans la course», explique Charles-Henri Bonnet, coordinateur Mar­keting de l’équipe DS Performance. Autre­ment dit, le fait de régénérer l’énergie est un élément décisif dans la stratégie des pilotes. Les phases de freinage permettent de rechar­ger les batteries. Il faut dire que la régéné­ration et le freinage se font via un Bip dans le casque du pilote. Ce qui en dit long sur la concentration et l’imagination non stop du pilote pour mieux gérer les informations, les données sur l’écran au volant, l’énergie, la communication avec le coéquipier... En plus de la course, des trajectoires, la négociation des virages, la performance, le pilote doit suivre les radios des concurrents, reconnaître les codes, décrypter les données, transmettre les informations recueillies aux ingénieurs de son écurie... Le tout à une vi­tesse de plus de 200 km/heure (exactement 215 km/h pour la course de Marrakech). Plus encore, les pilotes gèrent aussi ce qu’on appelle dans le jargon «l’Attack Mode». Un dispositif qui permet des gains de puissance. Concrètement, pour activer le mode «Attaque», les conducteurs doivent armer leur voiture, quitter la trajectoire et traverser la zone d’activation. A ce stade, ils peuvent récupérer 25 kW de puissance sup­plémentaire. Les pilotes qui obtiennent de la vitesse supplémentaire peuvent l’utiliser pendant quelques tours. Ce qui leur donne un avantage pour rester devant la concur­rence, résume Charles-Henri Bonnet. La température de la batterie est également un élément important. Plus la batterie est froide, mieux c’est. Pour rappel, le véhicule de course pèse 900 kg, pilote compris. Le conducteur doit être le plus léger possible.