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Voitures électriques 2019


Quelles sont les voitures électriques réellement vendues en France ? Quels sont leurs tarifs ? Quelle est leur autonomie ? Auto-Moto fait le point sur l’offre des véhicules électriques. Le segment du véhicule électrique pour les particuliers a progressé de 24,7% sur le marché français en 2018 par rapport à l’exercice précédent. L’an dernier, il a rassemblé 31 059 unités contre 24 910 en 2017 (et 21 752 en 2016). Malgré ce nouveau pas en avant, le secteur reste confidentiel en France, sa part de marché étant passée en l’espace d’un an de 1,18% à 1,43%. A ce jour, l’offre électrique en France se concentre sur 23 modèles majeurs. L’alliance Renault-Nissan se taille la part du lion : trois-quarts des voitures électriques vendues en France sont des Renault Zoe ou des Nissan Leaf, véhicules citadins et (relativement) peu coûteux. Parmi les modèles les plus récents commercialisés en France, on peut citer le Hyundai Kona Electric, le Jaguar I-Pace, le Kia e-Niro, la Toyota Mirai, un véhicule électrique fonctionnant à l’hydrogène, l’Audi e-tron et la Tesla Model 3. Dernier arrivé sur nos routes, le Kia e-Soul est commercialisé en France depuis la fin du mois d’avril à partir de 37 000 euros. Dans les prochains mois, le marché de l’électrique au sein de l’Hexagone s’enrichira de plusieurs modèles inédits, notamment en provenance des marques françaises. Il s’agit en premier lieu du DS3 Crossback E-Tense, version 100% électrique du SUV urbain. Il faudra plutôt attendre début 2020 pour assister à la naissance de la première 208 électrique, répondant au patronyme de Peugeot e-208. Selon les constructeurs, les politiques diffèrent. Ainsi, des marques comme Tesla ou BMW ont décidé d’attaquer le marché de l’électrique par la face « premium ». Certains comme Bolloré comptent sur les commandes publiques ou la sous-traitance à d’autres marques – la Citroën e-Mehari est fabriquée sur une plate-forme établie par l’industriel breton – pour faire leur trou et rentabiliser la recherche sur les moteurs et les batteries. Voitures électriques 2019 : bonus et superbonus, comment ça marche ? Le bonus en vigueur l’an dernier est conservé en 2019. Pour l’achat d’un véhicule électrique, vous bénéficiez d’un bonus de 6 000 euros, dans la limite de 27 % du prix total TTC, comprenant la location des batteries. Pour rappel, en 2016, cette aide financière atteignait 6 300 euros. Attention : la voiture ne doit pas être cédée dans les six mois suivant son acquisition ni avoir parcouru moins de 6 000 km. A noter que le bonus est de 4 000 euros pour de gros véhicules de type M2 et N2 et de 900 euros pour les deux-roues et quadricycles. La nouveauté de cette année concerne le montant du superbonus découlant de la prime à la conversion, désormais favorable aux ménages ayant les revenus les plus modestes. Elle reste fixée à 2 500 euros pour les ménages imposables, mais atteint 5 000 euros pour les ménages non imposables en incluant les modèles achetés d’occasion. Rappel des critères en vigueur : cela concerne la mise à la casse d’un véhicule essence d’avant 1997, et les modèles Diesel d’avant 2001 (avant 2006 pour les ménages non imposables). S’ajoutant à l’éventuel bonus de 6 000 euros, cette enveloppe de 2 500 ou 5 000 euros est attribuée pour l’acquisition d’un véhicule électrique. Sur le volet des modèles thermiques, les critères changent avec l’abaissement du seuil d’émissions de CO2 de 130 à 122 g/km et l’exclusion des véhicules dotés de la pastille Crit’Air 2 pour les ménages imposables dont le montant de la prime est de 1 000 euros contre 4 000 euros pour les ménages non imposables. Voitures électriques 2019 : WLTP, mode d’emploi Le nouveau cycle d’homologation WLTP (World harmonized light vehicles test procedure) est entré en vigueur pour tous les nouveaux véhicules commercialisés depuis le 1er septembre 2018. Cette procédure donne une idée plus juste des autonomies des véhicules électriques en situation réelle. La plupart des véhicules cités dans ce dossier ont subi leur procédure d’homologation avant cette date : le kilométrage d’autonomie cité ici demeure donc, sauf exception, celui de l’ancien cycle NEDC. La différence de kilométrage affiché entre l’ancienne et la nouvelle procédure est d’environ 25 %.